"Trop propre, aseptisé."

Pour ceux qui savent exactement ce qu'ils ne veulent plus.


Vous êtes ici parce que vous avez déjà vu ce que ça donne — ailleurs.

Une image techniquement correcte. Bien éclairée, bien cadrée, bien retouchée. Une image qui pourrait être celle de n'importe qui dans votre secteur, sur n'importe quel profil, dans n'importe quelle ville.

Une image qui ne vous ressemble pas.

"Trop propre, aseptisé." Quelqu'un a dit ça après avoir reçu exactement ce qu'il ne voulait pas. Ce n'est pas une critique de la technique. C'est un diagnostic : quelque chose a été retiré de l'image pour la rendre présentable — et ce quelque chose, c'était vous.

Vous n'êtes pas revenu·e pour la même chose.


Devant mon objectif, les gens disent des choses qu'ils n'avaient jamais dites à voix haute.


Il y a un moment dans une traversée photographique — pas toujours au début, parfois bien après — où quelque chose lâche. La pose se défait. Ce qui restait retenu cherche à sortir.

"Je suppose que derrière l'appareil il y a des gens qui voient ce que les autres ne voient pas." C'est exactement ça. Pas un œil qui embellit. Un œil qui attend — le moment où ce qui est vrai de vous devient visible, avant que vous ayez eu le temps de le contrôler.

C'est ce moment-là qui produit une image que vous reconnaissez comme vôtre.


Il y a un écart, parfois, entre ce qu'on projette et ce qu'on habite.

Les gens vous voient d'une façon. Vous vous sentez d'une autre. L'image que vous avez de vous — sur votre profil, sur votre site, dans la mémoire de ceux qui vous ont photographié — dit la version projetée.

"Le besoin d'extérioriser ce qui ne peut l'être avec les mots." C'est une façon de nommer ce décalage. L'image peut le combler — non pas en disant la vérité à la place des mots, mais en montrant les deux à la fois : la force et ce qui est derrière.


La plupart des photographes produisent ce qu'on leur demande.

Ce travail produit ce qui est là — "l'identité singulière", "la capture de l'authenticité de l'instant présent", "un travail original avec une identité personnelle forte." Ce ne sont pas des promesses marketing. Ce sont les mots de personnes qui sont venues, et qui ont reçu quelque chose qu'elles n'attendaient pas — parce qu'elles ne savaient pas encore que c'était possible.

"J'ai directement su que c'est ce que je recherche." Avant même d'avoir vu une image. En lisant. En regardant.


Avant. Vous arrivez avec votre déception — et avec ce que vous cherchez à la place. Le formulaire est là pour vérifier l'alignement. Si ce que vous voulez, c'est une belle image conventionnelle, ce n'est pas ici. Si ce que vous voulez, c'est quelque chose de vrai, la conversation peut commencer.

Pendant. Rien n'est construit pour vous rendre beau·belle selon des standards extérieurs. Le cadre est construit pour que ce qui est singulier en vous — "le plus original", "ce qui exprime quelque chose" — puisse apparaître sans avoir à être mis en scène. "Du naturel." C'est à la fois la demande et la méthode.

Après. Vous avez une image dans laquelle vous vous reconnaissez. Pas parce qu'elle est flatteuse. Parce qu'elle est juste. "Portrait sans fioritures" — ce que vous voyez, c'est vous. Pas une version améliorée. La version réelle.


Ce travail n'est pas pour ceux qui veulent une image professionnelle soignée.

Il est pour ceux qui ont déjà eu ça — et qui savent que ce n'est pas ce qu'ils cherchent.

YACHOKI — Creative Director · Portrait, Nantes