Photographe boudoir à Nantes | Yachoki

Ce que l'image retient, et ce qui vous reste

Il arrive qu'après quelques années difficiles on veuille de nouveau se voir désirable : dans le corps qu'on a aujourd'hui, sans le corriger ni le cacher, et sans savoir encore jusqu'où l'on ira, ni pour qui. Peut-être est-ce là que vous en êtes, en cherchant une séance boudoir à Nantes. Vous n'avez pas besoin d'en savoir davantage pour commencer. Ce que vous laisserez voir, et à qui, peut se dessiner plus tard, une fois les choses dites à voix haute, dans une pièce où rien n'attend ; c'est à cela que sert le premier temps, et c'est par lui que je commence.

Je ne vous demanderai pas d'aimer votre image d'avance. Ce que je photographie, c'est autre chose qu'un corps offert d'un bloc. La lumière vient de côté ; elle prend une épaule, la ligne d'une nuque, l'arête d'une hanche sous un tissu, et laisse le reste à la lisière de l'ombre, là où l'on devine plus qu'on ne voit. Mon goût va de ce côté sans effort : ce que l'image retient compte autant que ce qu'elle donne, et l'on peut s'y voir désirable sans que rien n'y soit livré qu'on n'ait choisi.

Ce choix vous appartient, et il se fait avant. Nous nous voyons un autre jour que celui de la séance, sans appareil. C'est là que vous dites vos limites, et que se décide, par écrit, qui verra les images : par défaut, personne d'autre que vous. Une personne que vous désignez peut les voir ; elle les reçoit de vous, jamais de moi. Si l'une d'elles devait un jour paraître chez moi, vous la signeriez, image par image ; aucun corps exposé ne figure sur mon site.

Deux choses, je ne les fais pas. Aucune séance boudoir sans cette entrevue : une limite se dit mieux un jour où l'on n'a encore rien ôté et où rien ne presse. Aucune de ces images montrée sans une signature : il suffirait d'une seule, vue par qui ne devait pas la voir, pour défaire tout le reste.

Le jour de la séance, on commence par la façon dont vous arrivez, pas par les photos. Le studio a été chauffé avant votre entrée : un corps qui a froid se ferme, et aucune lumière ne rattrape cela. Souvent je vois avant que vous le disiez que le froid revient, que le dos tire, qu'une épaule se serre ; on s'arrête, puis on reprend. Certaines personnes mettent longtemps à oublier l'appareil, d'autres presque pas ; je n'en presse aucune.

Pour la pose, je ne vous touche pas : je la dis, je la montre de la main, et c'est vous qui ajustez ce que vous portez. Quelqu'un de votre choix peut venir avec vous au studio. Une limite qui surgit pendant la séance, sans avoir été dite à l'entrevue, compte autant que les autres : on s'arrête là, sans que vous ayez à vous en expliquer.

Il n'y a pas de galerie en ligne. Les images se choisissent ensemble, en personne, à l'atelier, sur l'écran ; vous repartez avec des tirages remis en main, du papier qu'on range, qu'on reprend, ou qu'on laisse fermé longtemps. Le fichier, vous l'avez si vous le demandez. Quelques mois après la remise, tout ce que je garde de la séance est effacé, et je vous le confirme par écrit ; une copie chiffrée n'est conservée que si vous la demandez.

Ce que la séance changera pour vous, je ne le promets pas. Je peux dire ce qui s'y passe, et ce qui vous reste quand elle est finie : des tirages, un écrit signé, et le choix, entier, de ce que vous en ferez.

Ces séances sont réservées aux personnes majeures : à l'entrevue, vous me montrez une pièce d'identité, dont je ne garde aucune copie. Elles ne s'offrent pas davantage : une séance boudoir se demande soi-même, et personne ne la demande à votre place. Si l'on a voulu vous en faire présent, c'est vous qui y consacrez, par votre propre demande, la valeur qu'on vous a offerte.

Le formulaire vous demande ce qui se passe dans votre vie en ce moment, ce que vous aimeriez qu'on voie de vous si vous le savez déjà, puis comment vous répondre. Chaque demande, je la lis moi-même, puis je reviens vers vous : par un appel quand ce que vous cherchez et ce que je fais se rejoignent, sinon par écrit.

Quelques lignes suffisent ; tout le reste attend l'entrevue.