L'approche
La photographie ne commence pas quand je déclenche.
Elle commence quand vous décidez de me solliciter.
Ce moment-là n'est jamais anodin. Vous ne cherchez pas un photographe par hasard. Vous cherchez quelqu'un dont le regard correspond à ce que vous traversez, à ce que vous voulez révéler, à ce qui doit être nommé.
Parole avant image
Je ne photographie jamais sans avoir parlé avant.
Longuement si nécessaire. Brièvement si tout est clair dès le départ.
Cette conversation n'est pas une négociation. C'est une vérification. Est-ce que ce que vous cherchez correspond à ce que je fais ? Est-ce que le moment est juste ?
Si ce n'est pas le cas, je vous le dis. Sans détour. Ce n'est pas un rejet. C'est une protection — pour vous comme pour moi.
Relation avant prestation
Une séance n'est jamais une prestation.
C'est une relation construite, cadrée, protégée.
Vous ne venez pas consommer un service. Vous venez construire quelque chose avec moi. Je ne suis pas un exécutant. Je suis un regard qui se pose sur vous avec une intention précise.
Cette intention, je la nomme avant de photographier. Toujours. Parce que l'image n'existe vraiment que quand elle a été comprise avant d'être faite.
Temps contre volume
Je ne fais pas de volume.
Je ne photographie pas vite. Je ne livre pas 300 images.
Une séance dure le temps qu'il faut. Parfois une heure. Parfois trois. Jamais moins que nécessaire. Jamais plus que juste.
Je sélectionne les images. Je les traite une par une. Je vous les restitue en les nommant. Parce qu'une image sans parole reste muette.
Épure contre effet
Pas de décor. Pas d'accessoire. Pas de mise en scène.
La lumière est sobre. Le cadre est net. L'attention est totale.
Ce qui doit être vu, c'est vous. Pas un effet. Pas une ambiance. Pas une esthétique tendance.
Je travaille en couleur ou en noir et blanc selon ce qui sert l'image. Jamais par défaut. Jamais par style.
Restitution nommée
Les images ne vous sont jamais livrées sans explication.
Je vous les montre. Je vous dis ce que j'ai vu. Ce que j'ai cherché. Pourquoi telle image plutôt qu'une autre.
Ce moment est aussi important que la séance elle-même. C'est là que l'image devient vôtre. Pas avant.
Cadre non négociable
Le tarif est fixé avant la séance. Il n'est pas négociable.
Le nombre d'images livrées est défini par ce qui est juste. Pas par un forfait.
Le délai de restitution est annoncé clairement. Je le respecte.
Si à un moment vous sentez que ce cadre ne vous convient pas, vous pouvez vous arrêter. Avant la séance. Pas pendant. Pas après.
Refus comme protection
Je refuse ce qui ne correspond pas à ma méthode.
Mariage classique. Événementiel rapide. Photographie décorative. Shooting de volume.
Ce n'est pas un jugement sur ces pratiques. C'est une limite claire sur ce que je fais et ne fais pas.
Refuser, c'est protéger la cohérence de mon travail. Et protéger les personnes qui me sollicitent d'une déception prévisible.
Photographie comme passage
Les personnes qui me contactent ne cherchent jamais juste une photo.
Elles traversent quelque chose. Un seuil. Une transformation. Une question.
La photographie documente ce passage. Elle ne le décore pas. Elle ne le cache pas. Elle le nomme.
Si vous êtes ici, c'est que vous savez déjà cela.